La session s’achève et c’est l’heure des bilans. Cette fin d’année 2009 m’a permis de découvrir et de vous faire découvrir le domaine des ERP sous plusieurs angles et de discerner les tendances et les nouvelles technologies dans ce marché. Je vous propose donc de faire un retour en arrière sur les découvertes des dernier mois.

Le serious gaming, plus que du jeu!
Mon baccalauréat, et surtout la dernière année, a été marquante pour une très bonne raison : ma participation à un projet de recherche visant à intégrer l’approche du serious gaming dans la formation sur les systèmes intégrés a été une très bonne façon de mettre en application mes connaissances pour la configuration et l’utilisation de SAP. J’ai aussi eu l’occasion de superviser plus de 120 parties de ERPsim en tant que coordonnateur pour la 3e compétition Internationale ERPsim dont la finale a eu lieu le 20 juillet 2009.
Mais qu’est-ce que le serious gaming en réalité? Comment appliquer le principe du jeu sérieux à une formation de niveau universitaire, en ayant pour but premier de mettre au défi le participant en lui demandant de gérer une entreprise par le biais d’un système informatique fort complexe? Qu’est-ce que les étudiants retirent de cette expérience?
Les défis de l’implantation des ERP
Outre l’utilisation des ERP, l’implantation de tels systèmes représente souvent un défi de taille pour plusieurs entreprises. Délai dans le projet, dépassement de coûts, manque d’expertise, autant de problèmes pouvant freiner la mise en place de ces systèmes.
Alors quoi de mieux pour évaluer la situation des implantations ERP que de questionner plus de 1300 entreprises? C’est ce que le Panorama Consulting Group a fait pour découvrir le niveau de satisfaction d’entreprises suite à l’implantation d’un ou de plusieurs systèmes intégrés. L’étude, se déroulant sur 3 ans, a été effectuée à l’aide d’un questionnaire et, dans quelques cas, d’une entrevue plus en détails. Voici quelques-uns des résultats de l’étude, auxquels je vais ajouter certaines explications.
La « Best Practice » est-elle vraiment la meilleure?
Il n’est pas rare de recevoir de quelqu’un le conseil d’essayer telle ou telle méthode pour accomplir une tâche. Pourtant, il est tout à fait possible que la façon de faire que nous avons adopté soit la meilleure et la plus efficace pour nous. Transposé au domaine des ERP, cet exemple démontre une problématique fort importante: que faire lors de l’implantation d’un système intégré, suivre les « best practices » ou conserver nos façons de faire?
Visual Composer et le développement d’interfaces
Suite à mon billet sur les interfaces utilisateur, j’ai voulu explorer un outil permettant de créer des interfaces riches utilisant les données de son ERP et j’ai donc décidé de présenter Visual Composer. Cet outil a été développé par SAP pour la création de rapports et d’interfaces personnalisés utilisables sur le Web et réutilisant l’information de sa solution ERP. La technologie repose sur l’utilisation de librairies de Adobe Flash et de l’utilisation de BAPI pour créer des modèles.
Une des principales limites de l’outil vient du nombre limités de modèles fournis dans la solution, ce qui ne serait pas le cas pour un développement fait avec Flex. Par contre, l’outil a l’avantage d’être simple dans son exécution et son utilisation: créer un modèle simple peut demander moins de 15 minutes.
Quand l’interface ne vous dit rien
Combien de fois, en utilisant pour la première fois un logiciel, vous êtes vous dit que celui-ci ne valait rien ou que l’interface n’était pas conviviale et que cette dernière ne permettait pas d’être productif? Il s’agit souvent de la réaction d’un utilisateur qui utilise un nouveau logiciel ou même un ERP pour la première fois. L’interface est des plus importantes pour gérer l’interaction entre la machine et l’humain, et c’est pourquoi elle est parfois la source de bien des frustrations…
Découvrir SAP – Les données maîtres pour la planification
Suite au cours de mercredi passé suivi par les étudiants de GIS356 de l’Université de Sherbrooke, je me suis dit qu’il serait des plus intéressant de passer en revue trois des types de données maîtres (master data) utiles dans la planification des produits avec SAP. Parmi les données maîtres utilisées, on note les produits (fini, semi fini, matières premières, etc.), les Bills of Material (recettes) et les Routings (série d’étapes requises pour la production).
Necessary but not sufficient
En faisant du rangement cette semaine, je suis tombé sur le livre « Necessary but not sufficient » du Dr. Eliyahu Goldratt et je me suis dit qu’il s’agirait d’une excellente proposition de lecture! Celui-ci raconte l’histoire d’une entreprise développant un système de gestion intégré et de ses propriétaires qui découvrent, au fil des chapitres, que la technologie n’est pas suffisante en soit pour que l’investissement soit rentable, mais que l’implantation de tels systèmes requiert une adaptation au sein de l’entreprise.
Goldratt y énonce la Théorie des contraintes qui part du principe qu’une entreprise a au moins un processus qui constitue un goulot d’étranglement. Par l’élimination de celui-ci et par la modification des processus entourant ce dernier, on parvient ainsi à dégager de la valeur ajoutée.
Le livre traite aussi de la réingénierie des processus et c’est là que le titre prend tout son sens. En fait, ce n’est pas la technologie qui crée de la valeur en soit, mais bien la façon dont on l’utilise. Lorsque l’on détermine que le système permettra de supporter les processus d’affaires de l’entreprise et que l’on réalise que certains ajustement seront requis afin d’en profiter au maximum, c’est à ce moment que l’on risque de dégager de la valeur sur notre investissement.
Bien que ce livre est paru en 2000, je vous le recommande fortement et vous pouvez même en lire un extrait sur le site du Goldratt Institute. Bonne lecture!
Source:
Systèmes intégrés en mode SaaS
L’implantation et la maintenance d’un système intégré peut entraîner des coûts élevés pour une entreprise, et il s’agit d’un des freins à l’adoption de tels systèmes chez les petites et moyennes entreprises. Pour remédier à cette situation, les fournisseurs de systèmes ERP ont commencé à offrir des solutions en mode SaaS (Software as a Service). Ces entreprises peuvent avoir accès, sur la base de mensualités par usager, à des systèmes intégrés complets que seules les grandes entreprises pouvaient alors se permettre. Voici donc une vue d’ensemble de ce phénomène en forte croissance.
Qu’est-ce que le SaaS?
Le Software as a Service est une approche visant à offrir un service ou un logiciel par le biais du web plutôt que sous la forme d’une application client-serveur. Dans le cas des systèmes intégrés, le fournisseur se charge de l’hébergement du progiciel, la maintenance (serveurs, logiciel), et peut même proposer la personnalisation du système. Pour une PME, ceci représente des économies tant sur le plan de l’implantation que de l’entretien (par exemple, nul besoin de personnel technique dédié à la maintenance des serveurs et du système). Voici une très bonne vidéo expliquant la technologie : Lire la suite de cet article »
Utiliser son ERP avec Google Wave
La gestion et la réutilisation de l’information a toujours été la raison d’être des systèmes intégrés. Google Wave permet d’envisager des scénarios des plus intéressants et les ERP sont tout à fait désignés pour en profiter pleinement. Par le développement d’applications et d’outils spécifiques, il est possible d’interagir dans les deux sens, à savoir (1) obtenir de l’information du ERP et (2) renvoyer de l’information à celui-ci.
Google Wave : outils et robots
SAP s’est montré très actif sur ce plan, et plusieurs recherches de la firme allemande visent à intégrer leurs systèmes ERP à Google Wave. Pour se faire, deux approches sont envisagées : par le développement d’outils tel SAP Gravity (modélisation de processus d’affaires en mode collaboratif) mais aussi par le développement de robots (Google Wave Robots).
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