Il n’est pas rare de recevoir de quelqu’un le conseil d’essayer telle ou telle méthode pour accomplir une tâche. Pourtant, il est tout à fait possible que la façon de faire que nous avons adopté soit la meilleure et la plus efficace pour nous. Transposé au domaine des ERP, cet exemple démontre une problématique fort importante: que faire lors de l’implantation d’un système intégré, suivre les « best practices » ou conserver nos façons de faire?
Que sont les « best practices »?
Les « best practices », ou meilleures pratiques, dans le domaine des ERP se réfèrent aux méthodes et processus jugés les plus standards pour une industrie donnée. Les fournisseurs de tels systèmes vont donc concevoir leur logiciel en tenant compte des caractéristiques du marché visé afin d’offrir une solution qui serait adaptable à la grande majorité des situations. En évitant de développer des transactions/modules spécifiques à des cas très particuliers et rare, les éditeurs se tournent plutôt vers une approche standardisée, ce qui rend les processus généralement plus simple et efficaces.
Certains vont même jusqu’à rendre disponible des documents de configuration et de processus sur lesquels on peut se baser pour développer nos propres solutions. Cette autre forme de « best practices » peut donc constituer un point de départ sur lequel s’inspirer afin de développer notre propre processus dans le système et ainsi faciliter la personnalisation du ERP.
Pourtant, il est possible qu’un processus clé et apportant de la valeur pour notre entreprise ne soit pas « standard » dans notre industrie. C’est à ce moment que l’on doit se poser la question : veut-on standardiser ses processus pour s’adapter au ERP ou les conserver tels qu’ils sont et conserver notre flexibilité?
Le processus de standardisation
Selon Chtioui (2009), un système intégré affecte tant les systèmes d’information que les processus organisationnels. Afin de les intégrer aux organisation, il faut immanquablement passer par un processus de standardisation selon les méthodes offertes par l’entreprise développant le logiciel.
Quelle est donc la solution? Sélectionner avec soin le système intégré qui permettra de couvrir l’ensemble des processus de l’entreprise moyennant une simple paramétrisation, puis personnaliser les éléments du ERP qui ne sont pas conformes à nos processus clé semble une approche tout à fait envisageable, à condition de bien peser le pour et le contre (voir mon article « Personnaliser ou ne pas personnaliser? »).
Il ne faut pas oublier que les « best practice » peuvent être considérées comme des lignes directrices sur lesquelles on peut s’inspirer pour développer nos propres processus. On peut parfois fort bien s’en inspirer pour ensuite adapter nos solutions dans le système intégré. C’est pourquoi, qu’elle soit la meilleure ou non, il ne faut pas pour autant la rejeter d’emblée…
Sources:
- Chtioui, T.. (2009). Understanding the Impact of ERP Standardization on Business Process Performance. International Journal of Business, 14(2), 151-162. Retrieved November 23, 2009, from ABI/INFORM Global. (Document ID: 1665890061).







4 février 2010 à 11:10
merci pour ce passage en revu des best pratices, billet très utile