Oracle, PeopleSoft, Sage… Vous avez déjà entendu ces noms? Vous avez surement entendu parler de SAP, utilisé chez Bombardier, Hydro-Québec, Pratt & Whitney,…
Un ERP (Enterprise Resource Planning) ou, en français, un progiciel de gestion intégré (PGI) est un système informatique qui permet de gérer à la fois les processus d’affaires d’une entreprise et tous les échanges informationnels de façon électronique. Il s’agit donc d’une énorme base de donnée avec laquelle ont interagit via des écrans de saisie, le tout structuré afin d’obtenir le processus le plus fluide possible. Tel que mentionné dans l’article « Using multiple variables decision-making analysis for ERP selection »[1], « les systèmes de gestion intégrés sont reconnus comme d’excellents outils pour intégrer l’information, réduire les coûts d’opérations et améliorer la compétitivité. »
Mais alors, quel est une des choses les plus précieuses pour un gestionnaire afin de prendre les meilleures décisions? L’information, évidemment!
Voici un exemple pour mieux cerner les avantages d’une telle solution. Nous avons deux entreprises manufacturières qui produisent les impressions de films sur DVD. Les deux ont les mêmes départements, à savoir les achats, les ventes, la production et l’expédition. Les départements de l’entreprise A ont chacun leur système informatique, les meilleurs de leur catégorie respectives. L’entreprise B utilise un ERP, employant les meilleures pratiques du marché.
Laquelle, selon-vous, risque d’être la plus efficace?
En fait, les deux peuvent être efficaces dans leurs opérations, mais il est fort probable que l’entreprise B en retirera de plus grands avantages. Il ne faut pas oublier que chacun des départements a besoin d’information qui, très souvent, « appartient » à un autre département. Pour bien faire sa planification, le département des achats a besoin de certains de ces éléments :
- Les ventes prévues
- La production prévue
- L’inventaire actuel
- Etc.
Dans l’entreprise A, les départements auront besoin de se communiquer pour obtenir l’information, soit par la voix (appel téléphonique) ou par papier ou autre (bons de commande, documents de planification). Évidemment, cette entreprise aurait avantage à ce que ses systèmes informatiques se « parlent » entre eux, et le tout se rapprocherait alors du concept des ERP…

Processus de base d'une entreprise manufacturière
Dans le cas de l’entreprise B, les opérations en sont simplifiées. Une fois le processus le plus efficace pour l’entreprise établi (qui va planifier la demande?), le tout devient beaucoup plus simple. Supposons que ce sont les ventes qui planifient la demande; une fois la planification entrée dans le système et les calculs effectués par ce dernier complétés, plusieurs tâches seront effectuées automatiquement ou pourrons être exécutées manuellement par les différents départements :
- La planification de la production est établie (par exemple, création d’ordres de production).
- Les bons de commande sont créés.
Ainsi, chacun des départements fonctionne de manière intégré et chacun partage l’information.
D’après-vous, quels sont les avantages, pour les gestionnaires, d’une telle solution?
[1] Jen-Her Wu, Wei-Chun Tai, Ray J Tsai, Iuan-Yuan Lu. International Journal of Manufacturing Technology and Management. Geneva: 2009. Vol. 18, Iss. 2; p. 228








15 septembre 2009 à 18:10
Excellent ton billet. Il me semble que toutes les entreprises peuvent s’en servir. Les possibilités sont incroyables. À mon avis, le grand défis est de faire une bonne utilisation des données généré par le ERP, surtout chez les PMEs. Pense-tu qu’on va voir une adoption accélérer dans les prochaines années?
15 septembre 2009 à 18:19
Merci pour le commentaire Miller! En fait, l’adoption au niveau des grandes entreprises est déjà fortement avancé. Beaucoup d’entre elles en sont au stade d’y intégrer des outils de business intelligence (BI) afin de justement chercher à profiter de toutes ces données. Pour ce qui est des PME, le principal frein se trouve au niveau des coûts d’implantation, qui peuvent facilement dépasser une centaine de milliers de dollars pour une entreprise de 20 employés.